Association CRLH

Pour une Capitale normande Réfléchie
La parole aux Habitants

En prenant en compte l'aménagement du territoire, Caen et Rouen doivent être deux chances pour le développement de la Normandie

La prise en compte d’un aménagement équilibré du territoire, la nécessité de donner à la région nouvelle un centre de gravité qui préserve son identité et sa dynamique propre sans être étouffée par l’Ile de France, plaident pour que Caen partage avec Rouen les institutions majeures de la Normandie en accueillant le siège du Conseil régional : les chercheurs en économie s'accordent pour juger qu'aujourd'hui, le développement économique régional s'appuie sur le développement des métropoles ; mais chacun comprend qu'une métropole nourrit le développement de l'espace qui l'entoure : Rouen, à 40 km de l'Ile-de-France, ne nourrira pas vraiment la Normandie vis-à-vis de laquelle elle est trop excentrée ; en revanche, la Normandie se développera mieux si elle profite de deux espaces métropolitains, Rouen et Caen, l'un prenant naturellement sa force de la Vallée de la Seine, l’autre renforçant la Région du fait de ses atouts.


L’agglomération caennaise a des échanges équilibrés avec les territoires qui l’entourent


La carte ci-dessous montre l’importance des déplacements domicile-travail, notamment entre les aires urbaines de Normandie, et de celles-ci vers l’extérieur de la Normandie : concernant Caen, ces déplacements sont à peu près également répartis entre les aires urbaines environnantes ; ce qui contraste en Haute-Normandie, c’est l’importance de ces déplacements avec l’Ile-de-France, notamment à partir de Rouen : c’est logique car une aire urbaine à 40 kms de la Région Capitale a surtout des échanges avec celle-ci mais, ce faisant, elle exporte ses forces vives au profit de l’Ile de France, contribuant ainsi moins qu’elle le devrait au développement de sa propre région. Ce n’est pas inintéressant pour la Normandie d’aller chercher du développement dans la proximité de Paris mais sous condition qu’elle sache laisser aux autres territoires normands des moyens de développement, notamment autour du développement de l’agglomération caennaise en y situant le siège du Conseil régional.



L’agglomération caennaise participera largement au dynamisme démographique de la Normandie


La moindre taille de l’agglomération caennaise est-elle un handicap pour accueillir le siège de la Région ? Les régions allemandes sont souvent prises en exemple d’une bonne organisation régionale : sait-on que La Hesse a pour capitale Wiesbaden, et non pas Francfort ? Et faut-il rappeler Washington et non pas New-York, La Haye et non Amsterdam, Brasilia et non Rio de Janeiro, Canberra et non Sydney. Et que veut dire « agglomération la plus peuplée » ? La métropole de Rouen regroupe 486 500 habitants sur 663 km2 tandis que Caen la mer regroupe 236 271 habitants sur 222 km2 : combien la communauté d’agglomération Caen la mer comptera d’habitants lorsqu’à son tour, elle se sera étendue aux territoires qui l’entourent ? Une région s’organise pour les décennies prochaines et c’est cet avenir qui doit la guider : la carte ci-dessous montre que, dans 25 ans, l’agglomération caennaise, au cœur du Calvados, n’aura pas à rougir de sa participation à la croissance démographique de la Normandie. « Il n’y a de richesses que d’hommes » (Jean Bodin – XVIème siècle).